Le stress au travail : Réaction corporelle chimique progressive.

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Stress? Etat d’être ou état de corps?

Le stress au travail n’est pas un état mental mais un état de corps. Des stimuli extérieurs réels (événements, pressions, contraintes) ou anticipés et imaginés font réagir notre corps. Il secrète des molécules chimiques pour s’adapter. Le stress est cet état de corps dans lequel nous sommes après cette réaction. Il varie donc suivant le nombre de stimuli, leur puissance, leur répétition, la durée pendant laquelle ils nous agressent. Le stress est une réaction progressive qui nous éloigne du bien-être au travail, décrite en 3 phases :

Phase 1 : Stress d’alarme

Dès la confrontation au « stimulus », c’est-à-dire à la situation évaluée comme stressante, des hormones sont libérées par l’organisme (système sympathique) via la glande médullosurrénale : les catécholamines (adrénaline à 80% et noradrénaline à 20%). Ces hormones ont pour effet d’augmenter la fréquence cardiaque, la tension artérielle, les niveaux de vigilance, la température corporelle et de provoquer une vasodilatation des vaisseaux des muscles. Les pupilles se dilatent. Les échanges gazeux sont plus forts. Toutes ces modifications ont pour but de préparer l’organisme au « combat ou à la fuite ». Puis, le stimulus disparaissant, le corps évacue les catécholamines et revient dans son état de repos.

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Phase 2 : Stress de résistance

Si la situation stressante persiste, car des stimuli variés se succèdent trop vite pour que le corps retrouve son état de repos, l’organisme entre en phase de résistance. Un second axe neurohormonal, l’axe corticotrope est activé préparant ainsi l’organisme aux dépenses énergétiques que nécessitera la réponse au stress. De nouvelles hormones, les glucocorticoïdes, sont secrétées : elles augmentent le taux de sucre dans le sang pour apporter l’énergie nécessaire aux muscles, au cœur et au cerveau, en y maintenant un apport constant en glucose. Les glucocorticoïdes ont la particularité de pouvoir freiner leur propre sécrétion par rétroaction : la quantité libérée dans le sang est détectée par des récepteurs du système nerveux central qui adaptent la sécrétion. Il s’agit là d’un système autorégulé. Mais le corps fatigue à rester trop longtemps dans cet état. Il envoie des signaux qui manifestent son mal être. Torticolis, tensions musculaires, problèmes de peau, problèmes de digestion, maux de tête se manifestent.

Phase 3 : Epuisement ou Burnout

Si la situation stressante se prolonge encore ou s’intensifie, les capacités de l’organisme peuvent être débordées. L’organisme entre dans une phase d’épuisement caractérisée par une hyperstimulation de l’axe corticotrope : la boucle rétroactive évoquée précédemment devient inefficiente. Les récepteurs du système nerveux central deviennent moins sensibles aux glucocorticoïdes lesquels augmentent constamment dans la circulation. L’organisme est alors submergé d’hormones activatrices pouvant nuire à la santé. Les maux divers s’accroissent, s’aggravent (ulcères, fractures), le corps surréagit et s’affaiblit. Il appelle au secours.

Ne disons pas « Je vais tenir », « Je dois tenir ». Ecoutons-le corps. Traitons le stress. Le Livre Blanc explique comment.

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Commentaires

Une réponse à “Le stress au travail : Réaction corporelle chimique progressive.”

  1. Avatar de Nathalie
    Nathalie

    Très intéressant et très clair.
    On comprend mieux effectivement ce qui se passe.

    Nathalie